Plusieurs études prospectives récentes portant sur le marché des exosquelettes prévoient une progression très forte de ce marché dans les prochaines années. Selon Global Market Insights, le marché américain en 2018 est estimé à 220 millions de dollars avec une perspective de 3,5 milliards de dollars en 2026.

Et ce développement répond notamment à un enjeu fort, celui des Troubles Musculo Squelettiques (TMS). En France, les TMS représentent 87 % des maladies professionnelles et le mal de dos représente 20 % des accidents du travail. En 2017, leur coût direct pour les entreprises s’est élevé à près de deux milliards d’euros à travers leurs cotisations accidents du travail et maladies professionnelles (source ameli.fr).

Dans l’industrie de l’ameublement par ailleurs, les entreprises doivent anticiper les départs à la retraite importants, estimés à environ 20% des effectifs dans les 5 à 10 prochaines années. Enfin, bien qu’employant une proportion relativement importante de salariés de moins de 30 ans (19%), les entreprises font face à des difficultés de recrutement et doivent renforcer l’attractivité des métiers proposés (source OPCO2i).

C’est dans ce contexte que l’étude EXO-start a démarré en 2021. Cette étude vise à sensibiliser les professionnels de l’ameublement aux enjeux de l’utilisation d’exosquelette dans leur industrie : dans quelles situations faut-il envisager le recours à des exosquelettes ? Quelles sont les solutions existantes sur le marché ? Existe-t-il des solutions efficaces et à moindre coût qui permettraient d’améliorer les conditions de travail des opérateurs ?

En 2021, FCBA a investi dans 4 modèles d’exosquelettes différents (7 exosquelettes en tout). Ces exosquelettes sont mis à la disposition d’entreprises pilotes pendant 15 jours, pour pouvoir les tester en situation réelle. Cette année, 5 entreprises ont manifesté leur intérêt pour participer à cette étude : GAUTIER, OPTIMUM, ALSAPAN, WM88 et Temahome dont les premiers résultats seront disponibles début 2022.

L’année prochaine, les expérimentations se poursuivront et un webinaire sera organisé pour partager, avec les industriels pilotes, les retours d’expérience.