Pour le secteur aérien, avec l'interdiction de survoler la Russie, les flux Asie-Europe sont perturbés. En effet, plusieurs compagnies aériennes telles qu'Air France et Lufthansa ont suspendu leurs liaisons pour étudier de nouveaux plans de vols. Elles vont devoir effectuer un détour qui correspond au minimum à une heure de trajet supplémentaire, donc davantage de kérosène consommé. Cela va avoir un effect direct sur les taux ALL IN qui ont bondi.

Côté transport maritime, la plupart des compagnies refusent toute réservation vers ou depuis la Russie, et stoppent les escales dans les ports russes. Quant aux ports ukrainiens, à cause du conflit, ils ne sont plus accessibles. Les ports voisins risquent d'être rapidement congestionnés, car il va bien falloir décharger les marchandises déjà embarquées sur les porte-conteneurs.

Pour le ferroviaire, expédier ses produits par l'axe Chine-Europe paraît compliqué et risqué. Le réseau ukrainien serait fortement endommagé. De plus, même si les trains peuvent encore entrer par la Biélorussie, alliée de la Russie, les sanctions internationales pourraient rapidement mettre un terme au trafic via ce pays.

Enfin, avec la fermeture des frontières, le transport routier est également impacté et une attente conséquente est constatée à certains postes frontières.