À l’issue de la cinquième vague de COVID, tous les acteurs de la vie économique et sociale se préoccupent de savoir comment va se passer le retour au bureau. Comment faire revenir en entreprise des salariés qui ont vécu de longs mois de confinement et de télétravail intensif à domicile et qui expriment de nouvelles attentes en matière de modes de travail ? 

Pour répondre aux questions concernant l’avenir du travail dans les immeubles de bureau, l’Observatoire Actineo, en partenariat avec Colliers International et Maison & Objet, a lancé, en 2021, une enquête internationale auprès d’actifs de cinq grandes métropoles situées sur trois continents : le Grand Paris, le Grand Londres, le Randstad constitué d’Amsterdam, Rotterdam et La Haye , le « GAFA Land » avec  San Francisco Bay et Seattle et enfin, la ville-État de Singapour. 

Dans cet article, Alain d’Iribarne analyse les processus d’hybridation du travail de bureau, avant, pendant et après la pandémie. Dans quelle mesure cette singulière « expérience confinement » va-t-elle jouer sur les comportements et les attentes à venir des actifs concernés ?

La tendance générale des évolutions communes aux 5 métropoles a été retenue comme norme de référence internationale. En prenant en compte les écarts statistiquement significatifs, on peut en tirer des conclusions propres à chacune des grandes aires métropolitaines, en accordant une importance particulière à l’analyse de la spécificité du Grand Paris.