© Robert Couse-Baker

Le mobilier urbain, un repère pour les non et malvoyants

En France, les mobiliers urbains respectent des dimensions bien précises, définies par un arrêté portant application du décret n°2006-1658 du 21 décembre 2006 relatif aux prescriptions techniques pour l’accessibilité de la voirie et des espaces publics.

En tant que piétons, pour mener à bien leurs déplacements en toute sécurité, les personnes malvoyantes et non-voyantes mettent en place des stratégies de compensation basées sur les perceptions tactiles, olfactives, kinesthésiques, mais aussi et surtout sonores et des masses. Les mobiliers urbains fixes rencontrés sur leur passage, même s’ils peuvent perturber leur trajectoire, peuvent servir de points de repères pour mémoriser et trouver un cheminement.

Des recommandations de formes, types de matériaux, contrastes…

Les principaux résultats obtenus montrent que la détection des maquettes par les personnes déficientes visuelles est identique quels que soient leurs dimensions, le type de déficit visuel, la technique de canne, etc. La détection de la plus petite maquette n’a pas suscité de difficultés. Il semblerait que, tant qu’elles sont suffisamment larges, elles soient détectables. Les personnes malvoyantes n’ont pas exprimé de préférence pour un type de couleur. 

Nouveaux prototypes : évaluation de la détection visuelle et tactile

Pour la conception de futurs mobiliers urbains, des recommandations ont été émises concernant les formes, types de matériaux, contrastes entre les différentes parties du mobilier lui-même, ainsi qu’avec son environnement. Par exemple, le bois semble être un matériau qui absorbe les chocs et qui fait moins mal que le métal. En effet, il a été mentionné que le choc était atténué et plus « doux » compte tenu de la matière. Par contre, il était difficile pour les personnes déficientes visuelles de savoir de quel matériau il s’agissait en se basant uniquement sur le son. L’avantage de l’acier est le son connu qui est émis lorsque la canne percute le mobilier, soit la réverbération sonore.

Des études complémentaires ?

L’Institut de la Vision dispose d’une rue artificielle équipée de cet outil et d’autres outils de capture du mouvement. Cette rue est également modulable en éclairage et en son ce qui permettrait de reproduire des situations expérimentales identiques mais également plus variées, de façon à ce qu’elles soient encore plus représentatives de la réalité. 

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