Belle dynamique pour le marché du mobilier de bureau !

ProfessionsBureau Publié le par Amandine ROBERT
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Le 30 mai, le networking du marché du mobilier de bureau a rassemblé une cinquantaines d’acteurs de la fabrication et de la distribution pour échanger sur les différents enjeux de la profession.

Quelle sera l'évolution du marché ? Comment améliorer la compétitivité avec la charte des relations commerciales et les programmes de R&D de Valdelia ? Que disent les Français de leur vie au travail dans la dernière enquête du Baromètre Actineo ?

Pour répondre à ces questions, quatre interventions ont ponctué cette matinée.
Dans cet article, nous vous en présentons deux. Un prochaine parution reviendra sur les sujets restants. 
 

  • L'évolution du marché

Patrick Abadie du cabinet d’études Profideo a livré en exclusivité, les résultats de l’étude sur le marché français du bureau, réalisée chaque année.

1,2 milliards d’€ de facturations sur le marché français, en hausse de + 1,5%
Bonne surprise : pour la 3ème année consécutive, le marché français est en hausse et atteint 1,2 milliards d’euros ( 1,3 milliards sortie distribution). Certes, la hausse est modeste, +1,5% par rapport à 2016 (+9,3) et 2015 (+8), mais la dynamique est réelle, d’autant qu’après un 1er semestre 2017 très mauvais, la forte croissance du  2ème semestre 2017  a permis de rattraper et de finir en hausse. Cette bonne tenue du marché se poursuit toujours, puisqu’à fin mai 2018, la hausse est de 10%.

Hausse des importations de la distribution mais des fabricants français qui résistent bien
Qui profite de la hausse ? En 2017, ce sont les fabricants français qui ont le mieux tiré leur épingle du jeu, alors que les fabricants étrangers présents en France ont été fortement impactés par la baisse des grands projets d’aménagement de bureaux qui a marqué le 1er semestre 2017.
Les importations réalisées directement par les distributeurs a été en forte progression en 2017 (+6%), toutefois les fabricants français représentent encore la majorité du marché ( 51% de parts de marché).

la facturation des services pour de meilleures marges
La vente de services ( plans 2D/3D, livraisons, montage … ) progresse  fortement et a représenté 18 m€ en 2017.

Les premiers clients de ce marché : 
les entreprises de 10 à 5000 salariés : 37,8%,
- le secteur public ( Etat et collectivités) : 30%,
- les TPE : 17,6 %,
- les entreprises de plus de 5000 salariés : 14,6 %.

Les ventes par canal de distribution
Les revendeurs restent le 1er canal de distribution ( 42%), avec une hausse en 2017 légèrement supérieure à celle du marché. Puis, la vente directe par les fabricants ( 34% )qui a pâtit en 2017 de la chute des grands projets d’aménagement et enfin  la grande distribution ( 22%) avec une très belle progression des distributeurs disposant de réseaux de commerciaux. Les ventes sur Internet ne représentent que 5% du marché.

Les valeurs montantes en termes de produits
Le marché a encore monté en gamme en 2017, aussi bien en bureaux ( avec la progression des bureaux réglables en hauteur ) qu’en sièges ( les sièges ergonomique en croissance ainsi que les sièges de direction). Les ventes de mobilier destiné aux espaces collectifs informels qui se développent de plus en plus, non seulement dans les tiers lieux ( espaces de coworking) mais également au sein des entreprises, sont en progression, grâce notamment au softseating.

Le bureau comme à la maison est une réalité !

 

  • Les relations commerciales

Jean-Charles Lambron, membre de l’Ameublement français et Patrick Jacquinet, médiateur de l’Ameublement français ont fait le point sur la charte des relations commerciales  éthiques et responsables

3 ans déjà de mise en place de la charte et de bonnes nouvelles ! Les clients comprennent de mieux en mieux la démarche de la profession et changent leurs comportements d’achat.

C’est ainsi qu’en 3 ans, 43 médiations ont été réalisées par l’Ameublement français pour le compte des signataires de la charte et dans 58% des cas, l’acheteur a accepté de modifier ses demandes : plus d’enchères inversées, des semaines supplémentaires pour répondre aux appels d’offres, une réduction des demandes d’échantillons, un maintien des prix sur 1 an et plus sur 3 ans etc.

Découvrez la suite de cette article (le cluster de l'innovation et le baromètre sur la QVT) à la prochaine édition de la lettre hebdo.