Dehors, la ville de demain : 3 questions à Marc Aurel, scénographe et co-commissaire de l'exposition

Publié le par Amandine ROBERT
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Du 16 mai au 29 août, à la Galerie du VIA, l’exposition Dehors, la Ville de demain, interroge le mobilier urbain dans l’évolution de notre rapport à l’espace public. Pensé à l’initiative de l’Ameublement français, du VIA et des membres du groupement de mobilier urbain de l’Ameublement français, cet événement est une réponse aux nouveaux usages de la ville.
 
Marc Aurel, scénographe et co-commissaire de l'exposition revient sur les grands enjeux de cette révolution urbaine. 
 
  • A quelle problématique répond l’exposition Dehors, la Ville de Demain ?

    Cette exposition répond à une problématique que nous posons tous aujourd’hui, à savoir : que pouvons-nous attendre de la ville de demain et quels sont les espaces et mobiliers qui la définiront ?
    On note en effet un fort intérêt de la part du citoyen depuis maintenant quelques années autour de ce sujet. Cette exposition permet de mettre en perspective la question de l’appropriation du mobilier urbain et de l’espace public par les usagers. Nous passons donc d’une ville technique à une ville plus aimable.

  • Peut-on dire que le mobilier urbain est un vecteur de lien social ?

    Le mobilier urbain démontre par essence la possibilité d’une ville à accueillir. Lieu de vie hybride, la ville d’aujourd’hui permet de se retrouver, se détendre, déjeuner, se connecter ou encore même de travailler. Le mobilier devient alors un point de contact entre les habitants, mais également avec leur ville et leurs élus. A l’avenir, il sera possible de dialoguer avec les responsables de la mairie via des écrans en libre accès qui seront reliés directement aux différents services proposés par la ville. Il est donc important que ces dernières saisissent l’importance de s’adapter aux besoins des citoyens afin de pouvoir se réinventer.

  • Dans un univers de plus en plus connecté, quel est selon vous le rôle de la ville et de la collectivité pour ses habitants ?

    Selon moi, le rôle de la ville est de faire en sorte d’être bien ici et maintenant. Pour cela, il faut que les collectivités puissent proposer un mobilier connecté facilitant notre rapport à la ville. Néanmoins, Il reste encore quelques barrières à franchir en terme de libre connectivité. L’évolution rapide de la technologie fait que cette dernière devient vite obsolète et nécessite donc d’être évolutive afin de rapidement être mise à jour. 
    Un exemple concret de ce que l’on pourrait voir dans les années à venir serait le projet de sémaphore urbain initié par la fondation Betancourt sur lequel nous travaillons depuis de nombreuses années. Cette structure connectée sert d’interface avec la ville tout en nous faisant sentir bien au moment présent. Cette pièce permet de recharger son téléphone, d’avoir un éclairage ou encore de téléphoner en Bluetooth ! D’autres objets déclinés sur ce modèle permettront par la suite d’avoir accès à des assises chauffées ainsi qu’a wifi rapide et pourquoi pas demain au LIFI.