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Meubles & décoration

L’industrie du mobilier domestique a vocation à aménager les appartements et maisons de nos concitoyens

Le mobilier à usage domestique représente les deux tiers de la production française (63% selon les chiffres de branche INSEE). La majeure partie de cette production est réalisée par des industriels de l'Ameublement français dotés, soit d’outils de production très capitalistiques (meubles à base de panneaux), soit d’usines à fort besoin de main d’œuvre (siège, literie).

Ces industriels du meuble doivent faire face à une distribution française très concentrée (70% des volumes du marché français sont vendus par 4 distributeurs) qui accélère encore et toujours la massification de ses achats.

Par ailleurs, le tissu productif français est constitué de fabricants de mobilier milieu-haut de gamme qui tentent de maintenir un réseau de négociants qualifiés capables d’accompagner le consommateur dans un projet global d’aménagement de la maison. En 2014, les industriels du mobilier domestique doivent faire face à des « modes d’habiter » encore très distincts selon les marchés internationaux et même européens, ce qui demande des adaptations permanentes des offres en fonction des pays.

Contrairement à certains de leurs voisins européens, comme le montrent les résultats de l’enquête IPEA (Institut de prospective et d'études de l'ameublement) réalisée pour CACF-Sofinco, « Mobilier : Génération mobilité », les ménages français ont besoin d’un déclencheur pour renouveler tout ou partie de leur mobilier.

L’envie de changement est souvent insuffisante et l’achat de mobilier est généralement rythmé par des étapes de vie telles que le déménagement ou l’arrivée d’un enfant au sein du couple. Le déménagement constitue ainsi la première raison d’achat de meubles exprimée par les ménages français. Les baisses de mises en chantier de ces derniers mois ont constitué un frein aux envies d’achats de meubles des ménages.

Le changement de logement n’est toutefois pas suffisant pour entraîner un renouvellement complet du mobilier, puisque la moitié des ménages estiment que leurs meubles doivent les suivre dans les différentes étapes de leur vie.

Si les meubles suivent les ménages, c’est pour un tiers d’entre eux avant tout pour des raisons économiques, le renouvellement complet du mobilier s’avérant trop onéreux. Les ménages français restent très pragmatiques pour leurs dépenses concernant leur mobilier. Ainsi plus de moitié des ménages français déclarent avoir déjà vendu leurs meubles sur Internet ou par le biais d’un dépôt-vente.

De la même manière, bon nombre d’entre eux montre un intérêt certain pour la reprise des anciens meubles contre des chèques cadeaux au sein des magasins. Lors d’une enquête menée fin novembre 2013 par l’IPEA auprès de 1 000 ménages représentatifs de la population française, plus d’un tiers d’entre eux s’estimaient aussi insatisfaits par les prix proposés en magasin, et ce malgré les nombreuses opérations de promotion.

Le marché du meuble a toujours fonctionné sur un rythme de cycles de croissance courts et l’année 2018 marque ainsi la fin de celui entamé en 2015. Après trois années consécutives en progression, le marché voit son activité reculer de 2,7% en valeur en 2018 pour se stabiliser à 9,50 milliards d’euros TTC. Le marché perd ainsi plus de 250 millions d’euros, ce qui le ramène à une valeur inférieure à celle enregistrée en 2016, effaçant du même coup le bon exercice 2017. 

Si la literie parvient de son côté à maintenir son activité, les autres segments affichent pour leur part des reculs de performances assez marqués, notamment en ce qui concerne le meuble meublant (-5,2 %) et le rembourré - canapés, fauteuils, banquettes - (-4,7%).

Lire l'article : La filière ameublement publie ses résultats pour 2018
 

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